Vous avez une douleur sur la face interne de votre genou ? C’est une plainte très courante, surtout après un effort ou un faux mouvement.
Ce guide vous aide à identifier les causes fréquentes de cette douleur et à connaître les solutions concrètes pour la soulager.
Tableau récapitulatif : causes et solutions de la douleur au genou interne
Pour vous orienter rapidement, voici un résumé des problèmes les plus courants liés à une douleur sur la partie interne du genou.
| Cause potentielle | Symptômes typiques | Solutions envisageables |
|---|---|---|
| Lésion du ménisque interne | Douleur vive, blocage, gonflement, craquements | Repos, glace, kinésithérapie, parfois chirurgie (arthroscopie) |
| Entorse du ligament collatéral interne (LLI) | Douleur sur le côté, sensation d’instabilité, gonflement | Glace, attelle, rééducation avec un kinésithérapeute |
| Arthrose fémoro-tibiale interne | Douleur au réveil, raideur, difficulté à plier le genou | Activité physique adaptée, gestion du poids, anti-inflammatoires |
| Tendinopathie de la patte d’oie | Douleur sous l’articulation, sensible au toucher | Repos, étirements, kinésithérapie, anti-inflammatoires |
| Fracture de fatigue du plateau tibial | Douleur sourde qui s’aggrave à l’effort (course) | Arrêt total du sport, mise en décharge (béquilles), diagnostic par IRM |
Les 5 causes principales de la douleur interne du genou analysées
Maintenant, regardons plus en détail chaque cause pour mieux comprendre ce qui se passe dans votre genou.
1. La lésion du ménisque interne : le « blocage » classique
Le ménisque est un petit cartilage en forme de croissant qui sert d’amortisseur dans le genou. Une lésion méniscale arrive souvent après une torsion brutale du genou, le pied bloqué au sol. C’est un cas typique au foot ou au ski.
Le principal symptôme est une douleur vive sur l’interligne articulaire, c’est-à-dire le creux sur le côté interne du genou. Vous pouvez aussi sentir un blocage mécanique : le genou refuse de se tendre ou de se plier complètement. Un gonflement apparaît souvent quelques heures après le choc.
2. L’entorse du ligament collatéral interne (LLI) : le traumatisme en torsion
Le ligament collatéral interne (ou médial) stabilise le genou sur le côté. Une entorse de ce ligament se produit quand la jambe part violemment vers l’extérieur. La douleur est très localisée sur le côté interne et peut être intense au toucher.
Le genou peut paraître instable, comme s’il allait « lâcher ». Un gonflement et un hématome sont également fréquents. Contrairement à une lésion du ménisque, il y a rarement de sensation de blocage.
3. L’arthrose (gonarthrose) : l’usure du cartilage
L’arthrose du genou, ou gonarthrose, est l’usure progressive du cartilage qui protège les os. Quand elle touche la partie interne du genou, la douleur s’installe lentement. Elle est souvent plus forte le matin au réveil et après une période d’inactivité.
Les symptômes incluent une raideur matinale, des difficultés à monter les escaliers et un gonflement après un effort. La mobilité du genou diminue progressivement. La prise en charge est essentielle pour freiner l’évolution à long terme.
4. La tendinopathie de la patte d’oie : l’inflammation des tendons
Juste en dessous de l’articulation du genou, sur la face interne, se trouvent trois tendons. L’inflammation de cette zone s’appelle la tendinopathie de la patte d’oie. Elle est très fréquente chez les coureurs dont les chaussures ne sont pas adaptées ou qui augmentent trop vite leur volume d’entraînement.
La douleur se situe un peu plus bas que la douleur du ménisque, sur la partie supérieure du tibia. Elle est souvent déclenchée par la course à pied, la montée des escaliers ou la simple palpation de la zone.
5. La fracture de fatigue : la douleur sourde du coureur
Moins fréquente, la fracture de fatigue du plateau tibial interne touche surtout les adeptes de la course à pied sur longue distance. Elle est due à des micro-traumatismes répétés sur l’os. La douleur est d’abord sourde et diffuse, puis devient de plus en plus précise et intense à l’effort.
Le principal signe est une douleur qui vous oblige à arrêter de courir et qui peut même être présente au repos dans les cas les plus avancés. Le diagnostic se fait le plus souvent par une IRM.
Diagnostic : quand faut-il consulter un médecin ?
Une douleur légère qui disparaît avec du repos n’est pas forcément inquiétante. Mais dans certains cas, il est important de consulter rapidement un médecin ou un kinésithérapeute pour obtenir un diagnostic précis.
Prenez rendez-vous si vous constatez un ou plusieurs de ces signes :
- Impossibilité de poser le pied par terre ou de marcher
- Un gonflement important et rapide (dans les 2-3 heures après le choc)
- Une sensation de déboîtement ou d’instabilité marquée
- Un blocage complet du genou en flexion ou en extension
- La douleur ne s’améliore pas après plusieurs jours de repos
Quels examens pour un diagnostic ?
Votre médecin réalisera d’abord un examen clinique pour tester la mobilité et la stabilité de votre genou. Selon les cas, il pourra demander des examens d’imagerie :
- Les radiographies sont utiles pour voir l’os et détecter une arthrose ou une fracture.
- L’IRM est l’examen de référence pour voir les « parties molles » : ménisque, ligaments et tendons.
Les traitements possibles pour soulager votre genou
La prise en charge de votre douleur au genou interne dépend évidemment de la cause. Mais plusieurs approches sont communes et efficaces.
Les mesures immédiates
Juste après un traumatisme, le protocole POLICE est souvent recommandé pour limiter le gonflement et la douleur :
- Protection : Évitez d’aggraver la lésion en limitant les mouvements.
- Optimal Loading (Mise en charge optimale) : Bougez doucement sans forcer pour préserver la mobilité.
- Ice (Glace) : Appliquez de la glace pendant 15-20 minutes plusieurs fois par jour.
- Compression : Utilisez un bandage pour limiter l’œdème.
- Élévation : Surélevez votre jambe.
La rééducation
La rééducation avec un kinésithérapeute est presque toujours la clé du traitement. Elle a plusieurs objectifs : réduire la douleur, renforcer les muscles qui stabilisent le genou (surtout le quadriceps) et retrouver une mobilité complète. C’est une étape non négociable pour une guérison durable et pour éviter les récidives.
Les traitements médicaux
Si la douleur est forte, votre médecin peut vous prescrire des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sur une courte période. Ils aident à calmer l’inflammation et la douleur.
Dans certains cas (arthrose, tendinopathie rebelle), des infiltrations peuvent être proposées. Elles consistent à injecter un produit (cortisone ou acide hyaluronique) directement dans l’articulation pour soulager les symptômes.
La chirurgie
L’intervention chirurgicale n’est envisagée qu’en dernier recours, si les autres traitements ont échoué ou pour certaines lésions spécifiques. Par exemple, une grosse lésion du ménisque qui bloque le genou peut nécessiter une arthroscopie. Dans les cas d’arthrose très avancée, la pose d’une prothèse de genou peut être discutée.
Foire aux questions (FAQ) sur la douleur au genou interne
Voici des réponses courtes aux questions que vous vous posez souvent.
Comment savoir si c’est le ménisque ou un ligament ?
C’est difficile sans examen. En général, une lésion du ménisque provoque souvent un blocage, ce qui est rare pour une entorse du ligament. Une douleur très précise sur le côté, avec une sensation d’instabilité, oriente plutôt vers le ligament collatéral. Seul un diagnostic médical peut le confirmer.
Puis-je continuer à faire du sport avec une douleur interne au genou ?
Non, il est fortement déconseillé de forcer sur une douleur. Continuer une activité physique risque d’aggraver la lésion initiale et de retarder la guérison. Mettez votre genou au repos et consultez si la douleur persiste.
Une genouillère est-elle efficace pour ce type de douleur ?
Une genouillère de maintien peut aider à sécuriser le genou et à réduire la douleur pendant la reprise d’activité, surtout après une entorse. Elle ne remplace cependant jamais une bonne rééducation. Demandez l’avis de votre médecin ou kinésithérapeute.